Kinshasa : Le change de monnaie, un métier de plus en plus ouvert aux femmes

Kinshasa : Le change de monnaie, un métier de plus en plus ouvert aux femmes

Elles évoluent depuis un bon bout de temps dans le métier de cambistes.

Ces femmes qui s’estiment à 80 % des personnes exerçant le travail de change de monnaie, sont très visiblee dans les differentes places publiques et coins de la ville de kinshasa.

Des petites tables sur lesquelles sont exposés des briques d’argent en liasse de 1000, 5000, 10000 et 20000 francs congolais, c’est ce que l’on peut remarquer par exemple devant chaqu’une des femmes cambistes installées derriere l’immeuble Sozacom, dans la commune de la Gombe.

Comment ces femmes se retrouvent-elles financièrement ? Quelles difficultés rencontrent elles? Comment s’en sortent-elles pour nouer les deux bout du mois? Autant des questions qui ont intéressé la redaction de pourelle.info.

La representante des femmes cambistes de la capitale surnomée « maman sociale » a laissé entendre qu’elles gagnent bien leurs vies. « En termes de statistiques, nous sommes près de 80% des femmes qui œuvrent dans ce secteur. On arrive à subvenir sans probleme aux besoins de nos familles », a-t-elle précisé.

« Il ya des particuliers qui ont confiance en nous, aupres de qui, nous prenons des sommes importantes qui nous permettent de faire un bon pourcentage en terme de bénéfice » ajout-elle.

« la  Maman sociale »  a indiqué en outre qu’elles obtiennent des sociétés des montant allant de 30 000 dollars ou plus, ce qui permet à la plupart d’entre elles de réaliser un bon chiffre d’affaire. Elles vivent réellement de leur métier. « Nous sommes des femmes épannouies » a t-elle dit avec beaucoup de réserve.

Approchées pour avoir leurs avis personnels, la plupart des femmes cambistes abordées, n’ont pas voulu s’exprimer. Elles sont très discrètes et refusent de dévoiler le mauvais côté du métier.

« Je n’aime pas parler de mon metier. Et je ne préfère pas donner mon avis à ce sujet. Non, je ne peux pas » c’est en ces termes que se résument le refus des unes et des autres.

Signalons tout de meme que certains cambistes à kinshasa courent des grands risques dans leurs travails.

Ces derniers sont parfois victimes des actes de banditisme et perdent de grandes sommes d’argent.

Beaucoup d’entr’eux ont même perdu leurs vies.

Christian Mayimona