Phénomène Ujana : ACAJ plaide pour la création du comité de suivi des mesures prises

Phénomène Ujana : ACAJ plaide pour la création du comité de suivi des mesures prises

Le phénomène Ujana continue à faire parler d’elle dans la Capitale Congolaise.

Dans le souci d’éradiquer à ce phénomène qui ternit l’image de la femme, l’’Associations congolaise pour l’accès à la justice a entrepris depuis plusieurs mois déjà, des démarches auprès du gouverneur André kimbuta pour la création d’un comité de suivi trilatéral Gouvernorat, ACAJ et les Acteurs sociaux afin de trouver des différentes pistes de solutions.

Malheureusement, leur démarche n’a toujours pas aboutie.

Sur ce, Le coordonnateur de cette ONG appelle les députés provinciaux à faire preuve de responsabilité et de patriotisme, d’elire l’homme qu’il faut à la tête de la ville de Kinshasa en vue de l’aboutissement de cette requête en cour.

Georges Kampiamba estime que les causes du phénomène Ujana sont socioéconomiques. De ce fait, l’environnement socioéconomique doit être améliorer de sorte que l’etat et les privées soient en mesure de payer les parents pour une prise en charge correcte et totale des enfants.

ACAJ salue tout de même l’opération menée par la Police Nationale Congolaise. « L’action menée par l’autorité urbaine a débouchée par la fermeture de certains endroits d’intolérance tels que les Hôtels de fortune appelés communément « cousou »,  les boites de nuit et les bars. Des nombreux majeurs impliqués ont été également arrêtés et condamnés à une année de prison », a précisé le coordonnateur de l’ONG ACAJ.

Pour Georges Kampiamba, sur une centaines des filles dites Ujana interpellées par la police et jugées au tribunal pour enfant de la commune de Lemba, trente six ont été condamnées à plus ou moins deux moins de prison pour atteinte à la pudeur et prostitution.

A défaut d’une prison pour mineur, les Ujana condamnées ont passer deux mois dans la prison de makala. Sur place, ces dernières ont été sensibilisées sur les conséquences de la manière dont elles se comportent avant d’être relâcher, note ACAJ.

Notons tout de même que l’ampleur du phénomène Ujana a sensiblement diminué constate l’ACAJ.

Un monitoring est prévu d’ici le 15 février pour évaluer ce phénomène à travers les différents canaux installés dans les coins chauds de la ville de Kinshasa.

L’ACAJ espère trouver un oreille favorable auprès du président Félix tshisekedi qui  promis de placer le social parmi les priorités de son mandat.

Benedicte Kamoni